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Environnement : Le Lac Tchad attend toujours le don en eau de l’Oubangui

En assèchement progressif, le Lac Tchad couvre aujourd’hui une superficie de 1.350 km², bien loin des 25.000 km² d’il y a une quarantaine d’années. Les études se poursuivent pour réaliser le projet de transfert des eaux de l’Oubangui à ce 11ème lac du monde en pleine détresse. Le seul salut du Lac Tchad ne viendra que du fleuve Oubangui en RCA.
Selon le magazine d’information de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) qui a couvert l’atelier de validation du rapport technique périodique N°2 organisé à Bangui en RCA du 23 au 25 mars 2011, l’opération de transfert de l’Oubangui au Lac Tchad n’est pas une mince affaire. Citant le consultant CIMA pour le Projet de transfert d’eau de l’Oubangui au Lac Tchad, CBLT News Magazine a rapporté qu’à propos du transfert des eaux de l’Oubangui à partir du barrage de Palambo, le Consultant a étudié l’hypothèse souvent avancée du transfert par gravité qu’il trouve absolument irréaliste. Selon lui, les travaux à réaliser sur le site et le tracé sont titanesques, sans compter les coûts exorbitants qu’ils impliqueraient. Selon toujours le Consultant cité par notre confrère,l'impact environnemental que les travaux imposeraient sont énormes.

Calcul à l’appui, précise CBLT Magazine News, le Consultant a démontré que l’écoulement gravitaire nécessitera une dénivelée sur 600 km ; la construction d’un canal impliquant des parois de plus 170 m de haut, l’aménagement du Chari sur une centaine de kilomètres en aval de Sarh avec une excavation de 5 m de profondeur, le tout correspondant à un coût estimatif de 60 milliards de dollars US.

L’option du transfert par pompage, toujours à partir de Palambo, a aussi été étudiée. Elle nécessiterait la construction d’un pipeline sur 128 km, impliquant des infrastructures majeures, de nombreuses tranchées et aménagements de rivière, la construction des stations de pompages, etc., avec un point d’interrogation sur les capacités du barrage de Palambo à produire de l’électricité suffisante pour soutenir à la fois le pompage de l’eau vers le Lac-Tchad et l’alimentation de Bangui et des régions voisines du bassin du Congo.

La grande nouveauté, nous apprend CBLT Magazine News , se trouve dans une troisième voie dont le fleuve Kotto pourrait détenir les clés. L’hypothèse a été développée par le consultant pour qui, le succès de l’ensemble du Projet se trouverait dans une combinaison Oubangui-Kotto.
Options toutes saluées selon CBLT Magazine, mais pas assez argumentées et étayées pour asseoir solidement la décision des experts de la CBLT.

Comme on peut le constater, le transfert des eaux de l’Oubangui au Lac Tchad est loin d’être une transfusion sanguine qui se fait facilement. Le Lac Tchad attendra encore longtemps ces eaux du fleuve Oubangui tant que le Consultant CIMA et les experts de la CBLT ne s’accorderont pas sur une option définitive.

Ladjal Callixte.










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